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Maladie et activité physique – « Le sport me sert d’exutoire dans les moments difficiles »


C'est reconnu : une activité physique, modérée à soutenue, et adaptée pour les personnes touchées par la maladie, est bénéfique pour la santé. L'activité physique permet également de limiter les effets de la sédentarité et par là même de prévenir les troubles musculosquelettiques liés au travail.


Qu'appelle-t-on activité physique ? Selon l'OMS, l’activité physique désigne tout mouvement corporel produit par les muscles squelettiques qui requiert une dépense d’énergie. Cette activité peut être pratiquée dans le cadre des loisirs, sur le lieu de travail ou pour se déplacer d’un endroit à l’autre. Elle peut permettre de mieux vivre avec la maladie et de mieux supporter les traitements.


Comme le rappelle l'OMS, elle est très bénéfique pour la santé du cœur, du corps et de l’esprit. Elle contribue notamment à la prévention et à la prise en charge des maladies cardiovasculaires, du cancer et du diabète et réduit aussi les symptômes de dépression et d’anxiété.

« C’est vraiment le sport qui m’anime et qui me sert d’exutoire dans les moments difficiles. Je ne peux qu’encourager les gens à en pratiquer pour améliorer leur état physique, mais aussi mental. » Sandy

Touchée par un cancer, Sandy partage son quotidien, sa maladie, ses traitements et fait de la sensibilisation sur les réseaux sociaux. Nous vous proposons de découvrir son témoignage. Elle nous parle de son parcours pendant son arrêt de travail pour maladie et de ce qui l'aide à mieux vivre les traitements et la maladie.


Pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre expérience de vie de la maladie en quelques mots ?


Je m’appelle Sandy, j’ai 37 ans et il y a un an, j’ai été diagnostiquée d’une forme atypique d’un cancer du côlon de stade 4. En effet, je n’avais aucun symptôme hormis un gonflement ganglionnaire au niveau du cou, qui s’est avéré être des métastases de toute la chaîne ganglionnaire. Les traitements se sont révélés dévastateurs pour mon état physique. Mon mari et moi avons dû accepter d’être aidés pour s’occuper de notre fils et gérer le quotidien, puisque je n’étais plus capable de le faire.



Comment se passent vos traitements ? Comment s'est organisée votre absence pour maladie ?


J’ai commencé un traitement de chimiothérapie une semaine sur deux, qui a été très dur à gérer. Puis j’ai été opérée d’une colectomie. J’ai ensuite repris la chimio, et je suis maintenant en thérapie ciblée, toujours une semaine sur deux. Cette forme me donne une meilleure qualité de vie globalement, puisque je peux m’occuper plus facilement de mon fils.

Cependant, je suis en arrêt de travail depuis le début du diagnostic, du fait du rythme des chimios et de leur impact sur ma qualité de vie. Je suis professeur des écoles et j’ai été immédiatement remplacée.

J’ai commencé par être arrêtée en arrêt maladie normal pendant 3 mois [N.D.L.R. c'est un congé de maladie ordinaire ou CMO pour les agents de la fonction publique]. Puis, étant arrivée au bout, je suis passée en CLM (1) pour pouvoir continuer à être payée à 100 % (hors primes et indemnités). Finalement, mon parcours n’étant pas terminé, j’ai prolongé en CLD (2). Ce que j’ignorais, c’est que tous les arrêts précédents sont requalifiés dans le CLD actuel, ce qui m’inquiète car c’est du temps en moins pour continuer à toucher mon salaire plein…


Comment êtes-vous accompagnée ?


Je suis suivie à La Pitié-Salpêtrière qui est excellente au niveau des soins.

Concernant la vie privée, je suis très bien entourée par ma famille, mes amis et mes collègues.

Pour les autres démarches, je regrette de n’avoir eu aucun accompagnement et j’ai dû tout faire et découvrir moi-même. La hiérarchie au travail ne m’a pas du tout aidée et il m’a été souvent difficile de trouver des interlocuteurs pour savoir ce que je devais faire, notamment pour demander des congés.


Gardez-vous le lien avec votre établissement et vos collègues ?


J’ai la chance d’être très bien entourée par mes collègues qui me chouchoutent en m’apportant régulièrement des plats à manger. Je suis au courant de ce qu’il se passe dans mon école car je fais toujours partie des groupes de discussions et je consulte régulièrement ma boîte mail pro.

Je n’ai aucune nouvelle de ma hiérarchie.


Comment envisagez-vous la suite ? ou quelles vont être les prochaines étapes ?


J’ai beaucoup de mal à me projeter pour la suite de mon parcours. Déjà, j’aimerais guérir. Et si je le peux, j’aimerais beaucoup reprendre peu à peu le travail avec un mi-temps thérapeutique de droit. Mais mon oncologue m'expliquait que le comité expert de la Fonction publique refusait presque systématiquement le retour au travail. Je n’ai donc aucune idée de ce qu’il adviendra et je ne sais même pas auprès de qui me renseigner.


Vous avez choisi de partager votre quotidien et de faire de la sensibilisation sur les réseaux sociaux et sur votre blog, pouvez-vous nous en dire plus ?


Partager mon parcours sur les réseaux sociaux était dans un premier temps, un moyen rapide et efficace pour tenir au courant mes proches de mon état. En effet, j'ai reçu un nombre incroyable de messages de soutien au début. Cela me faisait très plaisir, mais c’était très difficile à gérer.

Ensuite, j’ai découvert que beaucoup d’autres patients étaient admiratifs de mon parcours parce que je restais motivée et optimiste et que je continuais à faire beaucoup de sport. J’ai donc choisi de partager tout cela afin de redonner de l’espoir à beaucoup de malades et de montrer que l’on peut continuer à vivre une vie la plus épanouissante possible malgré la maladie. Si je peux inspirer à reprendre le dessus dans les épreuves de la vie, c’est quelque chose d’incroyable pour moi !


Quelque chose de plus à nous partager ? Une passion ? Une citation ? Une œuvre ?


C’est vraiment le sport qui m’anime et qui me sert d’exutoire dans les moments difficiles. Je ne peux qu’encourager les gens à en pratiquer pour améliorer leur état physique, mais aussi mental.

D’autre part, j’ai créé une application gratuite que je souhaite diffuser sous peu (je la teste en ce moment) qui permet de demander facilement et efficacement l’aide dont on a besoin à ses proches. En effet, c’est ce qui m’a permis de me soulager et de mieux vivre mon parcours, mais cela m’a été très difficile à la fois de demander de l’aide, mais aussi de l’organiser pour qu’elle me soulage réellement. Je pense qu’on ne peut pas s’en sortir seul dans ce genre d’épreuve, et j’aimerais que chacun puisse être bien entouré.

Merci Sandy pour votre témoignage.



Vous aussi vous souhaitez témoigner de votre expérience de la maladie au travail,

contactez-nous à l’adresse alloalex@wecareatwork.com.


Pour toutes vos questions, sachez qu’ALLO Alex est là pour vous aider ! Pour rappel, le service est joignable au 0800 400 310 du lundi au vendredi de 9h à 17h (appel gratuit).


 

(1) CLM : congé longue maladie pour les agents de la fonction publique

(2) CLD : congé longue durée pour les agents de la fonction publique

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